1er juin 2008: Achat d’un vélo complet en ligne: une expérience positive, par Chikita

Je zyeutais depuis longtemps les vélos sur le web. J’ai visité à peu près tous les fabricants, j’ai lu sur leurs innovations, leur spécificité, … et leur prix! Que voulez-vous, sur ce point, on ne s’en sort pas! J’ai aussi confronté les dires des compagnies avec ceux des «bikeux» eux-mêmes (forum, revue, etc). Jusqu’ici, je suis certain que vous vous reconnaissez dans la démarche! En plus, à lire et à écouter tout le monde, chacun fabrique ou possède le meilleur vélo, (soupir)…

Quand on finit par restreindre nos choix sur certains modèles (c’est la passe la plus difficile) et qu’on s’adonne au jeu de la comparaison des prix versus les «spec», on constate très rapidement, et très clairement, que le ratio de cet exercice en dollars «canayens» n’a rien à voir avec ceux au pays d’Obama. En fait, c’est un peu frustrant! Surtout en ces temps de taux change relativement équitable. Avant d’aller plus loin, je vous rappelle le but de cet article, il est écrit dans le titre (je vous suggère de le lire à nouveau), même si je sais pertinemment que plusieurs sombreront dans la rengaine d’acheter local…

Mon choix, il est personnel. Le vélo a été choisi pour mes besoins et mes moyens. Pas pour ceux qui sont les meilleurs, ou qui veulent avoir l’air meilleur, ni pour combler le syndrome de «mon bécyk vaut plus cher que le tiens». Dans le petit monde du vélo de montagne, plusieurs oublient trop rapidement que l’important ce n’est pas tant le bécyk, mais bien les pieds qui poussent sur les pédales…

Le choix du vélo et du vendeur

Bien que l’Élement 50 ou le HeiHei m’attirent, mon choix de raison (qualité/budget) s’est arrêté sur le Azure Expert de Iron Horse. Au prix MSRP de 3200$ US, j’envisageais un prix canadien de quelques centaines de dollars de plus. Bien que Sport Expert (groupe Forzani) soit le seul distributeur au Québec pour cette marque, il m’a été impossible d’obtenir ni un prix, ni une disponibilité chez Québec Sportif…

Sur le Web, un vendeur autorisé de la marque Iron Horse est très réputé pour son service et ses prix (Randall Scott). Après vérification, coup de chance ou d’ouverture sur le monde, l’envoi du vélo au Canada est possible et s’effectue en plus par USPS (pas de frais exorbitant de dédouanage). Bien que le coût de l’envoi est de 145$ US, ce montant est rapidement absorbé par le prix très avantageux du vélo.

La commande et l’envoi

Je procède à ma commande en soirée et on me confirme la mise à la poste le lendemain matin. Huit jours ouvrables plus tard, un premier colis arrive à mon bureau de poste, après être parti du Colorado, avoir franchi la frontière et «subi» les douanes. Quand même pas mal pour le délai, vu la taille du colis.

Je vais cueillir mon colis, il n’y a que les roues. Effectivement, celles-ci ont été emballées distinctement du reste du vélo. Par expérience, le vendeur a probablement agit ainsi pour éviter des bris dû au transport. Une petite surprise m’attend, la valeur déclarée du colis est de 600 $ US. Les roues sont loin d’avoir cette valeur et je ne vous cache pas que je suis un peu stressé pour la valeur déclarée du prochain colis qui arrivera le lendemain.

Soulagement, le reste du vélo arrive avec une valeur de 600$ lui aussi. J’ai donc payé des taxes sur 1 200$. Sans même qu'il y ait eu entente (à la eBay) entre acheteur et vendeur, ce geste du vendeur m'a évité de payer toutes les taxes que j'aurais dû normalement payer (j'aurais dû payer le double).

Le déballage

Le tout a été très bien «packagé». Les roues ont été séparées du reste du vélo. La protection d’origine inclus dans la boîte du fabricant a essentiellement été doublée. Aucun bris. En fait, au déballage, le vélo était essentiellement recouvert de carton, de papier-bulle ou de mousse. Le vélo est passablement déjà monté, la potence, les leviers de freins et les «shifter» sont même déjà fixés au volant. On me fournit même une patte de dérailleur supplémentaire. Il ne reste qu’à insérer les roues, enfiler la selle, le pédalier, fixer les pédales et le dérailleur au cadre, finalement, enfiler la fourche et ajuster le «headset». Et voilà! Même pas eu besoin d’ajuster le dérailleur!

Fait intéressant, chaque endroit où une pièce se fixe au vélo, il y a une inscription sur le cadre indiquant le «torque» recommandé. De plus, comme mon cadre fait 21 pc, je constate qu’il a été renforci par rapport au cadre original. On a carrément ajouté un bout de tube entre le «top tube» et le tube de selle, plutôt qu’une simple «flat bar».

Si vous ne vous sentez pas à l’aise à monter le vélo, il faudra tout de même prévoir un montant supplémentaire pour le faire assembler par un bon mécano à votre boutique locale préférée.

Quelques commentaires en vrac

J’ai moins de 200 km de parcouru avec le vélo. Voici les premières impressions, même si ce n’est pas le but de mon article. Côté comportement, je suis très impressionné sur la capacité de ce vélo à «coller à terre». Ce vélo grimpe comme une petite chèvre! Pour ceux qui s’exciteraient à ne pas voir de pro-pedal sur la suspension FOX, allez lire sérieusement sur le DW-Link, vous comprendrez pourquoi le fabricant a considéré ce choix comme inutile. Petit ombre, par contre, la peinture semble facilement écailler sur le nouveau «tubing» 6069 de Easton. Les roues ne sont pas légères, mais je les voulais solides (je pèse 195 lbs). Elles ont été livrée avec des pneus Maxxis Ignitor que je trouve «tirants». Finalement, on pourra croire que l’absence de Serac tubeless gonflé à 28 psi pourrait décevoir certains aficionados … ;-)

Le prix final

Le cumul du prix d’achat du vélo, de l’application du taux de change, du prix de l’envoi, des frais de douanes (2 fois 5$) et des taxes applicables s’élève «overall» à un montant sous les 3000 $. En conclusion, je vous laisse jugez par vous-même du rapport qualité/prix de mon exercice d’achat en ligne.

En ce qui me concerne, c’est clairement un exercice positif, et pas juste pour le prix!

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